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Samia Suluhu : élan d'espoir pour les femmes en politique

Mis à jour : mai 6



Le 17 mars dernier, Samia Suluhu devenait la première femme présidente de Tanzanie, suite à la mort du président. Dans cet article, nous revenons sur son parcours et sur celui d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme à la tête d’un État africain. En accédant à des postes où les femmes sont sous représentées, ces deux politicienne deviennent des modèles pour les filles du monde entier : nous finirons donc par discuter de la nécessité de la présence de femmes à la tête des pays.



L’histoire de Samia Suluhu Hassan


Samia Suluhu Hassan est la nouvelle présidente de la Tanzanie pour les quatre années à venir, elle rejoint donc le cercle fermé des femmes devenues chefs d’État sur le continent africain.

C’est d’ailleurs la première femme à accéder au pouvoir en Tanzanie, et plus largement, en Afrique de l’Est.


En effet, son investiture a soufflé un vent d’enthousiasme dans le monde, à un moment où les femmes restent eu nombreuses en tant que chef d’état.

À la suite des élections générales de 2015, elle devient la première femme vice-présidente de Tanzanie, au côté du président John Magufuli. À ses débuts dans la sphère politique, son rôle a été de rester dans l’ombre, de ne pas faire de vagues. Mais à la mort du président le 17 mars dernier, elle devient présidente du pays et première femme à occuper cette fonction.


C’est sûr son archipel natale, Zanzibar, qu’elle a fait ses premières armes en politique dans les années 2000. Elle a été élue députée et nommée plusieurs fois ministre (de la jeunesse, du tourisme, du commerce et de la Femme) dans ce territoire semi- autonome. Ses compétences lui ont permis de gravir les échelons et d’accéder à un poste ministériel sur le plan national avant d’être nommée aux présidentielles.

Le mot qui la caractérise le plus est le mot « détermination » et cela nous rappelle Ellen Johson Sirleaf qui, quelques années plus tôt, accédait au pouvoir au Libéria et devenait ainsi la première femme présidente sur le continent africain.


La première femme présidente en Afrique : Ellen Johnson Sirleaf


Ellen Johnson Sirleaf est une femme d’État libérienne, elle a été la première femme élue au suffrage universel à la tête d’un État africain le 16 janvier 2006.

Cette année-là, Forbes la classe comme la 51e femmes la plus puissante du monde.


Durant son premier mandat, la moitié des routes autour de Monrovia sont refaites, ville où l'eau courante et l'électricité sont redevenues monnaie courante. Cependant, le chômage (80%) et la pauvreté sont toujours aussi forts.

Elle place la lutte contre la corruption comme l’une de ses priorités et bénéficie de ses contacts dans la finance internationale pour débloquer des prêts pour son pays qui est placé dans les 15 pays les moins développés selon les Nations Unies.


Deux mois après son élection, elle demande le maintien de la présence de l’ONU dans son pays, et à ce que ce maintien repose sur 4 piliers : la sécurité, la relance économique, la primauté du droit et la reconstruction des infrastructures.

Suite à cela, Elle a reçu de la part du président des États-Unis, George W. Bush, la médaille présidentiellede la liberté le 5 novembre 2007.



Elle reçoit le Prix Nobel de la Paix en 2011. Cette distinction a provoqué des désaccords au sein de l’opposition politique du pays, qui a vu cela comme une aide d’Hillary Clinton en vue des futures élections présidentielles de 2011.

Quatre mois après sa réélection, elle défend les lois criminalisant l'homosexualité au Libéria.

Elle est interpelée sur le fait que les femmes n’ont pas accès à la propriété foncière dans son pays, malgré les promesses exprimées via Reuters un an plus tôt.


Mais Ellen Johnson Sirleaf ne fait pas de grandes choses uniquement durant son mandat. Elle a été un membre fondateur de l’institut international pour les dirigeantes femmes en politique, la vice-présidente de la Citibank, la présidente de la commission de vérité et réconciliation libérienne, présidente de la banque du Libéria pour le développement et les investissements ainsi que membre du conseil d’investissement pour la croissance de l’Afrique moderne et à chacun de ces rôles, elle a défendu ses convictions.

En octobre 2014, elle lance un appel à l’aide internationale pour la lutte contre le virus Ebola.

Son mandat prend fin le 22 janvier 2018, suite à l’élection de George Weah. En 12 ans, les changements qu’elle a su mettre en place dans son pays sont remarquables.



Pourquoi est-ce important d’avoir des femmes au pouvoir ?


Le manque de femmes au pouvoir crée un cercle vicieux : moins les jeunes filles auront comme modèle des femmes à la tête d’un pays, plus elles se diront que ce n’est pas quelque chose de fait pour elle, que ce n’est pas une carrière accessible.

De plus, la diversité est très importante dans la sphère politique pour construire un pays à l’image de chacun de ses citoyens.


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Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui encore, les personnes qui débattent et tranchent sur des questions telles que l’avortement, la PMA ou encore le port du voile ne soient pas concernées par ces sujets.

Pour être réellement efficace et crédible, la politique doit cesser d’être un « Boys club ».



D’ailleurs, plusieurs observations tendent à prouver que la présence des femmes, en particulier aux postes de direction, et souvent inextricablement liée à une meilleure santé économique.

Imaginez un monde où les femmes ne sont plus en minorité parmi les leaders que nous célébrons, les experts que nous interviewons et les artistes que nous respectons. Ces formes de reconnaissances ne sont pas seulement les reflets de la réalité, elles permettent également de mettre fin à une hiérarchie entre hommes et femmes.



Nos sources :

https://www.un.org/press/fr/2019/ag12126.doc.htm

https://100feminin.fr/femmes-au-pouvoir-5-avantages-apportes-par-une-presidente/

https://brandnewsblog.com/2018/06/03/etude-etude/

https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/enquete-pourquoi-est-on-si-loin-de-la-parite-au-sein-des-federations-sportives


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